The true story of Uncle Dédé and Judy

C’est l’histoire vraie de mon tonton Dédé et la seule qui soit digne d’être racontée car le reste de sa vie est aussi vide que son crane dégarni et aussi intéressante qu’une aire d’autoroute. Vous vous dites que je suis un neveu ingrat qui se délecte du malheur des membres de sa famille mais détrompez-vous, je l’aime bien mon tonton Dédé bien qu’il n’ait pas toujours été clément avec le reste de la famille, surtout le jour où il a fracassé le crane de mon petit cousin M contre le pied du parasol. Et pour vous montrer à quel point je suis respectueux des valeurs familiales, j’ai même changé son nom pour que les membres de ma famille qui lisent ce blog (salut Nico !) ne s’en offusquent pas. Chui un mec bien non ?

Mon tonton Dédé est le frère de ma grand-mère. A huit ans, le petit Dédé – qui à l’époque ne laissait rien présager de sa future incapacité à affronter le monde des humains – tomba la tête la première dans l’âtre de la cheminée et se fracassa le crane contre un chenet incandescent. Puisqu’il ne fut pas blessé et puisqu’en 1922, au fin fond de la Champagne profonde, personne n’avait entendu parler de chocs psychologiques pouvant provoquer l’insociabilité, on résuma l’incident en un « l’est d’venu un peu con l’Dédé depuis qui s’est pris la tronche dans la ch’minaih ».
Tonton Dédé était toujours présent aux repas de Noël sans que personne ne s’en aperçoive. Il était en fin de compte aussi transparent que la nuisette de ma voisine d’en face et aussi peu présent qu’une classe de sixième un trente juin. J’ai toujours connu mon tonton Dédé regardant la cheminée dans laquelle il était tombé ou encore la fenêtre, la bouche légèrement entre-ouverte et les yeux vitreux sans qu’on ne sache vraiment qui de lui ou de la fenêtre était le plus transparent, entre-ouvert ou vitreux. Il lisait la rubrique nécrologique des journaux pendant des heures et ne parlait à personne. Il vivait chez ma grand-mère qui le considérait comme un demeuré et lui rendait la vie impossible.
On ne lui connaissait ni ami ni conquête ni sexualité. Au point où Dédé n’était plus un être humain mais un substantif de description. «un vrai Dédé çui-là ! », me disait-on, alors qu’à 18 ans je n’avais toujours pas présenté de gueuses à mon troupeau.
Cependant, un simple week-end de Pâques 1984 devait à tout jamais changer notre vision du Dédé en question et le faire passer du transparent au flou total voire à la fascination.
Ma grand-mère avait passé quelques jours chez mes parents et venait de rentrer chez elle plus tôt que prévu. Or, pas de Dédé, ni devant la fenêtre, ni devant la cheminée. En aucun cas inquiète et caressant au contraire l’espoir qu’il fût peut-être mort quelque part entre la cave et la chambre, mon aïeule entreprit d’aérer la maison trop humide et « cette odeur de caoutchouc était vraiment insupportable ». Dédé avait dû encore récupérer de vieux pneus de vélos dans la décharge pour en faire des lance-pierres.
Ma grand-mère ouvrit toutes les fenêtres de la maison une par une avec une énergie qui ne la quitterait qu’il y a un an. Mais quelle ne fut pas sa surprise en ouvrant la porte de la chambre de Dédé…
*petite musique exprimant un suspens intenable**
Ma grand-mère, prise de panique, courut se réfugier dans la cuisine et empoigna aussitôt le téléphone. Il fallait prévenir mon père. Je me souviens encore de l’appel et mon père qui me rapportait des bribes de la conversation. A l’autre bout du fil… quelque chose d’ignoble s’était produit. Une vision d’horreur, cette odeur… et ces yeux, vitreux, ce corps odorant sur le lit, la bouche grande ouverte, les membres flasques, ce corps nu qui avait commencé à se vider de vie… Ma grand-mère n’avait jamais vu pareille horreur. Le choc plus que la tristesse envahit ma grand-mère qui, au téléphone, essayait tant bien que mal de décrire l’ignominie qu’elle venait de constater. … et mon père de répondre par un éclat de rire sonore. Ce même éclat de rire qui égaye encore nos repas de Noël 20 ans après.
Ma grand-mère venait, malgré elle, d’être présentée à sa première poupée gonflable.

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  6. hon you have to turn on that thing called verification or something – it’s the only way to avoid all these porn spammers (though if you will put an inflatable lady on your site, WHAT do you expect?

  7. ha ha… Rhino.

    I want an inflatable lady on my site as well, or can I get an inflatable man?

  8. thanks Rhino, but how do I activate this inflatable verification thing? I’m a retard when it comes to blogs… help…

  9. Bon, juste pour dire que y’a pas beaucoup de modifs sur ce site alors que son créateur critique mes photos du jour ?! Snifffff !!!!Mais comme je suis un amour il a reçu dans sa boîte mail les photos de samedi soir !!! Vi vi vi c’est trueeeeeeeeeeee…

  10. ça vient, ça vient, mais je suis méga-busy en ce moment! Au fait les photos n’ont pas marché???–>

  11. my French is not good but is seem like a very nice web site, thanks

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